samedi 19 février 2011

Parce que nous ne sommes que l'ombre de nous-mêmes.

Silhouette.                  


"Peut-être n'ai-je pas vécu en mon propre corps : 
peut-être ai-je vécu la vie des autres."
  Pablo Neruda. 



              Récemment, je suis allée voir mon ancienne professeure d'arts plastiques de mon lycée. Cela faisait bien longtemps que je n'y étais pas retournée. L'odeur du chocolat chaud tout droit sorti de la machine à café, les gamins qui crient et jouent dans la cour, les flirts incessants entre adolescents. Que de souvenirs qui me reviennent. Mais revenons à notre chère professeure d'arts.
Ayant ramené les planches que j'avais présentées lors du baccalauréat (option et spécialité arts plastiques), elle m'a rappelée que dans tous mes projets, même dans mon travail personnel actuel, avaient tous un lien: la notion de déséquilibre/équilibre. Je vous explique. 
Il ne s'agit pas simplement d'un équilibre instable, ou d'une stabilité déséquilibrée, sur un aspect physique. Je parle d'une notion basée sur le déséquilibre à la fois physique et/ou mental.
Rien n'est fixe, rien n'est stable, rien n'est au repos.  Tout n'est qu'agitation, chaos et confusion totale.
Je joue beaucoup sur le mouvement, car après tout, l'évolution est omniprésente. Même une architecture, une statue, un objet quelconque dont nous n'avons point touché depuis des lustres, se modifie au fur et à mesure du temps. 
 Dans mes photographies, une bonne majorité en tout cas, j'ai constaté que je me servais beaucoup de la notion du "découpage humain". Je cherche encore la réponse du pourquoi.

               Quoi qu'il arrive, je ne représente jamais la réalité, mais ma propre réalité.


Modèle: Cécile A.
Photographe: Maëva Nalin