jeudi 15 septembre 2011

Parce que je me surkiffe baby.

7 septembre 2011 - 15h07             



"Assume ta tronche de babouin... Assume."

Pensées de Maëva Nalin.


Merci aux Rencontres d'Arles pour ce grand moment.
(et à JR, mon grand amour)



Modèle: Maëva Nalin
Photographe: JR (installation)

mardi 5 juillet 2011

samedi 25 juin 2011

Parce que ça rend fou de traiter des photos cinq heures non-stop.

Intrigue.              



"Il faut se méfier de quatre choses en ce monde : du visage d'une femme ; du derrière d'une mule ; du côté d'une charrette ; et d'un moine de tous les côtés."

Jean-Baptiste Santeul.



           Ces derniers temps je me suis rendue compte que, jusqu'au lycée et même jusqu'à ma première année d'Arts Plastiques, j'étais enfermée dans une sorte de bulle qui me protégeait de la vie réelle. Mais je ne savais pas qu'il y avait un si grand gouffre entre ces deux mondes.

           On peut dire que je vivais dans un monde où tout était amour et paix. Certes, nous connaissons quelques histoires d'adolescent que nous avons vécu au moins une fois, en tant qu'acteur ou spectateur, mais rien de bien méchant... ou pas.
Et ce n'est qu'aujourd'hui que je constate que ce n'était rien comparé à ce qu'est vraiment le monde extérieur. Pourtant on m'avait prévenue, mais comment avoir sa propre opinion en n'ayant rien vécu?
           Dorénavant, je sais que la devise préférée de ce monde est: "Chacun pour soi et tant pis pour les autres". L'égoïsme est roi, l'hypocrisie est reine, et l'apparence est leur enfant. 


            La méfiance est désormais mon fardeau et la confiance mon trésor caché.




Modèle: Lauren M.
Photographe: Maëva Nalin

dimanche 5 juin 2011

Parce que je monte en haut et je descend en bas.

Gravité.                    



"Ce qu'un homme ne sait pas ou ce dont il n'a aucune idée 
se promène dans la nuit à travers le labyrinthe de l'esprit."

Johann Wolfgang von Goethe.




Photographe: Maëva Nalin

lundi 18 avril 2011

Parce que j'adore travailler la nuit.

Norman Rockwell, Triple Autoportrait (1960).                          



Quel rapport entretient l'image avec ce qu'elle représente?



                  L'image, si nous nous référons à sa définition globale, désigne « toute représentation d'un objet réel ». Elle est ce qui lie l'objet avec ce qu'elle représente. Mais Magritte, peintre belge et précurseur du surréalisme, mouvement artistique qui débute dans les années 1920, conçoit un nouveau mode de représentation qui remet en cause cette notion. Comme le montre une de ses œuvres les plus mondialement connues, La Trahison des images, huile sur toile datant de 1929 et actuellement conservée à l'Institut artistique à Chicago, l'image joue avec nos sens et notre esprit. Ce qui nous oblige à remettre sur pied la notion d'image et le rapport qu'elle entretient avec ce qu'elle représente.


                 L'image informe le spectateur sur l'aspect de l'objet d'origine, que ce soit dans son volume -par l'utilisation de la lumière et des ombres-, dans sa couleur, dans sa forme et sa texture. Dans un autre sens, l'image est une copie conforme de ce qu'elle représente, c'est-à-dire d'un objet réel et donc matériel, ou elle peut aussi être une simple représentation d'un objet fictif, irréel et immatériel, tout droit sorti de notre imagination ou de nos souvenirs. Dans tous les cas, l'image est une mise en aplat de ce que nous voyons ou imaginons. L'image informe, renseigne le lecteur pour ce qui est de l'image de base ou dans le domaine technique comme l'architecture.
                 Mais l'image renvoie généralement à la photographie ou à l'imprimerie mais non à la peinture. En effet, on utilise ce terme dans ces deux premiers domaines car elle a recourt à des moyens techniques et mécaniques. L'image est généralement plate, sans relief matiériste. L'image est aussi pour beaucoup une sorte de cliché, c'est-à-dire une reproduction toujours réalistes, illustratrices, ressemblante à l'objet d'origine.
 
                L'image est donc une copie d'un objet réel ou une représentation d'un objet imaginé. Mais l'art pousse l'image plus loin et dépasse même son statut de représentation visuelle car l'image ne répond pas nécessairement à l'idée que l'on se fait d'une image.

               Certains artistes, notamment surréalistes comme Magritte, jouent sur l'écart entre l'objet et de son image. Ainsi, dans La Trahison des images, René Magritte par l'utilisation de la peinture accentue la conception de l'image en associant une phrase, « Ceci n'est pas une pipe ». Remarque exacte de l'artiste car sa pipe n'est que la représentation d'une pipe. Mais associée à la peinture, la notion d'image est réactualisée.
Quant à Joseph Kosuth, dont ses œuvres comme One and Three Chairs sont tirées de l'art conceptuel, il requestionne l'image par un système basé sur la tautologie, en utilisant trois différentes formes de représentation d'une même chose, une chaise pour son œuvre citée (objet représentant la chaise, photographie et définition).
               Là où l'objet d'origine est absent, apparaît son image où si celle-ci est aussi absente, apparaît le langage. L'image, représentation de l'objet, et l'objet partent alors d'un signifiant et d'un signifié. Saussure montre que les mots que nous utilisons pour parler, ou signes, sont la totalité d'un signifiant, ou suite de sons qui compose le mot, et d'un signifié, ou ce que le mot désigne. Ce dernier établit aussi que l'association entre le signifiant et le signifié est arbitraire et conventionnelle. Pour lui, le langage entretient donc un rapport arbitraire avec ce qu'elle représente.

               L'image prend du relief avec la peinture grâce à Magritte. Sa définition est réactualisée par ce dernier et par Kosuth. Quant à Saussure, il associe l'image avec ce qu'elle représente sous une forme de convention arbitraire. Mais certains artistes, Magritte comme toujours, utilisent l'image d'un objet dans un contexte surréaliste.

              Magritte utilise ainsi l'image d'un objet dans un décor plus qu'original. L'image banale d'un objet banale parmi d'autres images banales d'objets banales peut conduire le spectateur dans une scène surréaliste. On parle alors d'une introduction d'objets représentés et existant dans le réel, dans un contexte imaginaire. Magritte joue alors avec le réel et l'imaginaire, l'image et ce qu'elle représente.
Par ce lieu imaginaire, l'image invite le spectateur à extérioriser une émotion ou une sensation. C'est-à-dire que l'image, par une certaine mise en forme des éléments qui s'y trouvent, transpose une émotion, celle de l'auteur, et la transmet au spectateur, qui peut ou non ressentir cette même émotion. C'est alors à travers l'image que le transfert émotionnel est possible entre l'auteur et le spectateur. On a donc affaire à une transmission non due à l'aspect matériel, visuel de l'image mais à son aspect immatériel, émotionnel.


                 Pour finir, l'image entretient un rapport arbitraire avec ce qu'elle représente, est une copie conforme de l'objet représenté mais elle peut aussi servir de support ou d'outil pour transmettre une émotion au spectateur. L'image pour nous renseigner, nous informer comme nous tromper ou nous dérouter si elle joue avec la réalité et l'imaginaire. René Magritte, dans La Trahison des images, définit en tout point la notion d'image et décrit parfaitement le rapport qu'entretient cette dernière avec ce qu'elle représente, un rapport de représentation avant tout.



"Toutes les images sont des mensonges, l'absence d'image est aussi mensonge."
 
Bouddha.